Gaming Day 2025 : pixels, CRT et frissons d’arcade à La Barroise
Le Gaming Day 2025 a transformé Bar‑le‑Duc en épicentre du jeu vidéo les 29 et 30 novembre, réunissant familles, curieux, nostalgiques et joueurs confirmés à la salle La Barroise.
Entre simulateurs VR, tournois e‑sport, cosplay, bornes d’arcade et rétrogaming, l’événement a prouvé qu’on peut célébrer l’innovation vidéoludique et les origines du gaming au même endroit. Au milieu de cette effervescence, Génération RetroGamer a fait battre le cœur des années 80‑90… en chiptune autour de Z80 et 68000.
Samedi, l’équipe Génération RetroGamer, composée de DS et Samuel, épaulés par Séb, Stéph et Akhorios, a déployé un stand XXL taillé pour la nostalgie et la découverte. StephCad, de l’association Lana France, est venu également donner un coup de main à l’installation et au démontage : logistique fluide, câbles optimisés et écrans CRT parfaitement réglés, car le rétro, c’est aussi l’art de bien brancher !


Mode 7, Pro-Gear Spec & co : notre line up rétro
Soigneusement disposées sur de splendides nappes aux couleurs de l’association, de nombreuses machines étaient à la disposition de chacun :
Consoles
• NeoGeo AES & CD – La Rolls de l’arcade à domicile : sprites généreux, musiques qui claquent, Metal Slug dans sa splendeur
• Nintendo NES / Super Nintendo / Nintendo 64 – De Super Mario Bros. aux circuits endiablés de Mario Kart 64 en passant par Megaman
• SEGA Master System / Megadrive / Saturn / Dreamcast – Du son FM et du 68000 aux expériences 3D avant‑gardistes
• Atari 7800 / Philips CD‑i / Vectrex – Curiosités et pépites : la 7800 rappelle l’héritage Atari, la Vectrex illumine avec un rendu vectoriel incomparable, et le CD‑i intrigue par sa vision multimédia
Micro-ordinateurs : Z80 vs 68000 avec clavier
• MSX2 – Normalisé, polyvalent, parfait pour (re)découvrir la scène japonaise micro
• Amstrad CPC 6128 & 6128+ – La machine des salles de classe et des chambres d’ado ; mode 0, 1, 2 et ses disquettes qui chantent
• Commodore 64 – Le SID qui envoie toujours du lourd : chiptune et jeux nerveux à l’ancienne
• Atari STE – Une machine multitâche avec son port midi et ses 1040Ko de RAM
• Amiga 600 – La porte d’entrée vers la demo‑scene et sa puce audio Paula
Tout au long de la journée, les clics des manettes et les micro-switchs des joysticks ont retenti sur des classiques intemporels : Street Fighter II, Metal Slug, Sonic, Mario Kart 64, Boulder Dash, 1942, Projet X… Pas de filtre, pas de remaster : juste le grain de l’image et le son qui crépite comme à l’époque – l’authentique plaisir du rétrogaming.
De magnifiques bornes d’arcade dédiées
Difficile de résister à l’appel des bornes d’arcade, et l’espace dédié a carrément fait sensation…
Au menu, des icônes du jeu vidéo :
• Outrun Upright – Ferrari Testarossa, volant, pédales, on sentait presque le parfum de la charmante passagère
• Donkey Kong Junior – Un classique toujours aussi addictif de Nintendo
• Centipede – Vitesse, précision, réflexes : le shoot rétro qui hypnotise dès les premiers pixels
• House of the Dead 2 – Pistolets en main, adrénaline au maximum : le plaisir de dégommer des zombies
• Popeye – Graphisme simple et efficace, gameplay très précis : un saut direct au tout début de l’histoire du jeu vidéo
• Mortal Kombat – Finish him!
Ces bornes dédiées ont rappelé que l’arcade n’est pas juste une façon de jouer, c’est une expérience totale – bois, métal, décorations, stickers, néon et high‑score partagé.
Lana France : tournois, scène et consoles modernes
Côté compétitions, les tournois FC et Smash Bros ont été intégralement gérés par l’association Lana France. Règles claires, brackets bien organisés, bonne humeur sur scène et commentaires qui ambiancent : la recette idéale pour un public qui veut vibrer. Un petit tournoi improvisé sur Guitar Hero nous a également fait plaisir, ce fut l’occasion pour le public de découvrir un des meilleurs accessoires pensés pour la console Wii.
Et puisque le Gaming Day célèbre toutes les générations, Lana France a aussi mis à disposition des consoles modernes : PS5, Nintendo Switch et Switch 2. De quoi comparer immédiatement le « feeling » entre un stick de NeoGeo et une manette DualSense, entre un CRT et un écran 4K – deux mondes pour une même passion.
VR, cosplay, simulateurs : l’autre versant du salon
Le Gaming Day n’a pas oublié l’innovation :
• Simulateurs VR pour ressentir l’asphalte du circuit Bugatti du Mans, prendre un revers en tennis ou tracer une descente de ski
• Cyclo Beat : cardio + gameplay = la bonne idée qui fait bouger en s’amusant
• Hado Gaming par le Numéripôle de Bras-sur-Meuse : balle au prisonnier en réalité augmentée, esprit d’équipe et réflexes affûtés
• Cosplay : Dark Vador et consorts ont apporté la touche pop culture qu’il manquait dans les allées du salon
Tout cela crée une ambiance intergénérationnelle très particulière : des enfants aux grands‑parents, tout le monde trouve sa place, essaie, apprend, joue et s’amuse.
Pourquoi le rétro ne vieillit pas (et c’est tant mieux !)
Le rétrogaming n’est pas qu’un style ou une mode, c’est une culture. Une culture qui prend ses racines dans les défis qui ont été relevés à l’époque, parmi lesquels l’optimisation des plateformes 8 ou 16‑bits, ou le travail de création et d’imagination pour compenser les limites techniques. Le rétro est plus vivant que jamais : aujourd’hui, des communautés partagent leurs astuces pour développer de nouveaux jeux ou optimiser des hits sortis à l’époque trop rapidement.
Toutes ces machines rétro sont bien plus que des objets, ce sont des portails vers des souvenirs, des apprentissages et des rituels (souffler sur une cartouche, changer une disquette, régler la géométrie d’un CRT…).
Sur le stand Génération RetroGamer, on observe souvent des scènes qui nous donnent l’envie de continuer et qui renforcent notre passion : un parent qui attrape une manette, un enfant qui observe, puis qui essaie et apprend qu’un gameplay clair et des feedbacks lisibles traverseront les générations, un ado qui découvre la Vectrex et sa lumière vectorielle, pas de pixels, juste des lignes, et un visage qui s’illumine immédiatement, ou encore un passionné qui raconte sa première partie sur Amstrad, un autre qui partage son premier jeu sur Megadrive…
Le rétro n’est pas une vitrine, c’est un dialogue, et dans un salon familial comme le Gaming Day, les échanges sont riches.
Organisation & coulisses : le rétro, c’est aussi une méthode
Installer un stand multi‑plateformes réclame une organisation méticuleuse. Il faut penser aux alims spécifiques (et aux protections), au signal vidéo (composite, RGB, parfois adaptateurs), à l’ergonomie (nombre de tables à prévoir, nombre de chaises, accès pour les enfants), à la rotation des jeux en fonction du public présent, à la préparation des machines et des écrans…
Merci à Beleck pour toute cette logistique en amont du salon et l’aide à la restauration des consoles : l’élégance du rétro, c’est aussi quand tout reste propre et fiable une fois débranché.
Le Gaming Day 2025 nous a rappelé que la mémoire se partage et se joue. Et qu’il n’y a pas d’âge pour tomber amoureux d’un sprite bien animé. Un grand merci aux bénévoles, aux visiteurs, et aux organisateurs, en particulier à Lehocen pour son accueil et la confiance qu’il nous témoigne chaque année.