En 1998, je passais le baccalauréat avant d’entrer à la faculté de médecine. Pendant six années consécutives, j’ai enchaîné partiels et examens : le concours de première année avec une sélection impitoyable (150 reçus sur 2 000), puis l’internat en sixième année. Une période intense où chaque réussite se gagnait au prix d’un travail acharné.
Au cours de la première série de partiels du premier semestre, juste après les vacances de février 1999, nous avons bénéficié d’une semaine de repos. C’est à ce moment-là que j’ai regardé mes amis jouer un soir à The Legend of Zelda: Ocarina of Time sur Nintendo 64. Je n’ai même pas touché la manette… et j’ai oublié ce jeu pendant les cinq années qui ont suivi.
Été 2004 : la redécouverte
À l’été 2004, j’avais passé le concours de l’internat en juin et mon premier été depuis 5 ans sans penser aux partiels ni concours. Au cours de cet été, mon frère me prêta la Nintendo 64 (en fait la console qu’il avait achetée à ma sœur), le jeu Ocarina of Time et le guide officiel papier. J’ai passé l’été plongé dans cette aventure.
Je découvrais un Zelda en 3D semi-open world, proposant exploration, énigmes et donjons magistraux. Les graphismes étaient époustouflants pour l’époque, les musiques inoubliables – presque chantantes – et Link répondait parfaitement à la manette. Chaque zone de Hyrule semblait vivante, mystérieuse et cohérente.
Sortie en 1996 au Japon puis en 1997 en Europe, la Nintendo 64 a marqué le passage à la vraie 3D pour toute une génération. Avec son stick analogique et sa gachette Z, la manette offrait des sensations totalement nouvelles. Nintendo a choisi les cartouches : zéro temps de chargement et un confort de jeu immédiat. Des jeux comme Super Mario 64 ont bluffé les joueurs dès l’allumage.
Moins répandue que ses rivales, elle reste pourtant une console mythique pour les amateurs de rétrogaming.
The Legend of Zelda: Ocarina of Time, sorti le 21 novembre 1998 au Japon puis le 11 décembre 1998 en Europe, a profondément transformé le jeu d’aventure en 3D. Son système de ciblage Z-targeting rend les combats fluides et intuitifs, tandis que son monde ouvert, cohérent et vivant, invite naturellement à l’exploration. Les énigmes ingénieuses et les donjons finement conçus sont devenus des modèles du genre, et la bande originale inoubliable signée Koji Kondo accompagne chaque instant avec justesse.
Souvent cité parmi les meilleurs jeux vidéo de tous les temps, le titre doit aussi sa singularité à l’ocarina. Bien plus qu’un simple instrument, il permet d’agir sur le temps, la météo ou les déplacements, et chaque mélodie jouée reste gravée dans la mémoire des joueurs comme une empreinte sonore unique.
En 2011, l’aventure renaît sur Nintendo 3DS avec The Legend of Zelda: Ocarina of Time 3D, une version modernisée qui respecte l’œuvre originale tout en la rendant plus confortable à jouer. Les graphismes ont été entièrement remasterisés, offrant des environnements plus détaillés et lumineux, tandis que l’interface repensée facilite la gestion de l’équipement et des objets. La visée gagne en précision grâce au gyroscope, et le mode Master Quest propose un défi relevé pour les joueurs expérimentés.
Je n’ai pas hésité à me procurer le pack Nintendo 3DS incluant le jeu, heureux de conserver cette aventure mythique dans un format portable, prêt à m’accompagner partout.

